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Les défis d’Auguste Piccard à l’honneur

Je suis fière qu’Entre ciel et mer, les défis d’Auguste Piccard, chez Gulfstream, illustré par Viencent Dutrait, soit dans la sélection Jeunesse du 30e prix Roberval, réputé pour la rigueur et l’exigence de son jury.
Raconter la vie de cet illustre physicien suisse, si modeste, ami d’Einstein et modèle d’Hergé pour le professeur  Tournesol a été un de mes plaisirs d’auteur…et peut-être une manière de racheter mon passé de mauvaise élève en physique! Auguste Piccard n’a jamais renoncé à ses rêves: montant jusqu’à 15 000 mètres en ballon en 1930 quand personne n’y croyait, et descendant jusqu’à 2 100 mètres de fond à bord de son bathyscaphe quelques années plus tard… Son petit-fils, Bertrand, qui a bien voulu préfacer ce livre, a pris la relève. Son avion solaire Solar Impulse 2 a bouclé enjuillet dernier son premier tour du monde aérien, près de 40.000 km, sans carburant!

 

 

 

 

 

 

 

prixroberval.utc.fr

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Quelques photos d’Auguste Piccard

Grêce à l’amabilité du journal suisse L’Illustré qui a bien voulu autoriser leur parution sur ce blog pour en faire profiter mes lecteurs, voici quelques photos où vous reconnaîtrez certainement dans les traits du professeur, ceux d’un autre célèbre savant, dur d’oreille et coiffé d’un chapeau melon vert…

Auguste Piccard devant la cabine qui vient de l'emmener jusqu'à 16.770 mètres d'altitude, en août 1932.L'Illustré/Suisse
Auguste Piccard et Paul Kipfer, avant leur ascension, avec leur chapeau en osier destiné à protéger leurs têtes des chocs. L'Illustré/Suisse.
Auguste Piccard dessinant devant ses étudiants avec les deux mains son ultime projet, le mésoscaphe... L'Illustré/Suisse
 
Auguste et Jacques Piccard. L'Illustré/Suisse
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Un portrait d’Auguste Piccard

Voici le portrait que brosse un élève du professeur Piccard , extrait d’un article publié dans L’Indépendance belge, le mardi 23 août 1932.

« Notre prof de physique, nous l’appelons « Auguste », simplement. (…) Avant que ses traits eussent été immortalisés par les illustrés et le cinéma, c’est toujours avec un amusement quelque peu ahuri que les étudiants considéraient ce corps prodigieusement grand, prodigieusement maigre, prodigieusement dégingandé. Ajoutez une tête au front sans limites, au menton minuscule; puis l’auréole de ses cheveux abondants et bouclés, et le cou filiforme jaillissant d’un col plusieurs fois trop large.

Cette largesse, il ne l’accorde d’ailleurs pas aux jambes de son pantalon, parfaitement cylindriques et d’une incroyable finesse, et qui, conjuguées au veston court, amplifient encore l’impression de maigreur.

Il est célèbre aussi, son petit chapeau juché là-bas tout en haut du crâne. Et la grande règle à calcul qui s’échappe de sa poche intérieure est un accessoire indispensable pour compléter le dessin de sa silhouette.

Voilà donc Piccard à l’état de repos.

Mais quelle affaire quand tout cet ensemble se met à remuer. Quelle prodigieuse mobilité dans les membres!

Gêné probablement par la longueur de ses jambes, il les lance dans toutes les directions, puis les ramène brusquement à lui et les entortille en des poses insoupçonnables, avec une élasticité que ne désavouerait pas l’homme-caoutchouc. »

 Léon Gillain

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L’avion de Jacques Piccard, Solar Impulse, est monté au ciel!

Coincidence. Il y a quelques semaines, on commémorait le cinquantième anniversaire de l’exploit du Trieste. Jacques Piccard et le lieutenant de marine Don Walsh descendaient dans le bathyscaphe inventé par Auguste Picccard jusqu’à 11 521 mètres au fond de la fosse des îles Mariannes et battaient tous les records de profondeur.  Ils rapportaient la preuve que la vie existait dans les abysses et provoquaient une prise de conscience internationale. Les projets de décharges sous-marines étaient stoppés net.

La semaine dernière, alors même que sortait le livre que Vincent Dutrait et moi-même avons consacré à Auguste Piccard, l’avion de son petit-fils  Bertrand volait pour la première fois dans le ciel. Après sept ans d’espoir et de travail acharné,  Le Solar Impulse a décollé de l’aéroport de Payerne, en Suisse.  Propulsé uniquement par l’énergie solaire, grâce aux panneaux photovoltaïques de ses ailes, il a volé pendant quatre-vingt-sept minutes et a effectué plusieurs manoeuvres jusqu’à 1 200 mètres d’altitude, avant de venir se poser tranquillement sur le tarmac. Markus Scherdel, le pilote d’essai de l’armée suisse qui pilotait, habitué au rugissement de ses engins de chasse, a été le premier surpris par cet avion écologique: « Le bruit, ou plutot son absence, a quelque chose de fantastique, a t-il déclaré. D’ordinaire, quand on pilote un avion, on n’entend rien d’autre que le vacarme de son propre moteur. Là, tout est silencieux ». . « Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir jusqu’aux vols de nuit et plus encore jusqu’au tour du monde, a rappelé Bertrand Piccard, prudent. Mais, grâce au Solar Impulse, la pollution céleste sera peut-être à son tour bientôt réduite…